stella cadente

Les étoiles filantes sont évanescentes, précieuses lueurs dans l'infini...

lundi 19 mai 2008

petite tête

"J'adore ta longueur de cheveux....
il rit
Je me rends compte que je te dis ça toutes les semaines
il rit
Tu es très jolie ...
"

Corps enlacés,
petite tête doucement chevelue
dans le creux de son cou...

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samedi 22 mars 2008

Dans ses bras...

Le visage enfoui dans son cou d'homme au grain de peau
et au parfum familiers,
il sait me serrer avec force sans me casser...
Dans ses bras,
me laisser aimer.

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jeudi 14 février 2008

La foire

"Mais c'est la foire d'empoigne ici!"

Dit-il,
enjoué,
en passant ses doigts dans cette broussaille capillaire
qui s'avère être
ma nouvelle chevelure ...

^ ^

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vendredi 4 janvier 2008

C'est ainsi que tout a commencé...

Souvenirs
-extrait-

Un jour de décembre 2005
et des poussières...



Le temps passe, et certains souvenirs affluent comme ceux de nos premiers échanges lui et moi, cette étrange période de séduction, où nous percevions pourtant avec force l'évidence de notre fusion à venir.

Nous n'étions alors que des inconnus, rencontrés depuis peu sur internet, [et ce n'était même pas un site de rencontres!] Une sorte de relation épistolaire, de plus en plus régulière; nous partagions nos envies, rêvions à un 'ailleurs'... et pourtant nous ne nous étions jamais vu. Il se trouvait que géographiquement l'on ne pouvait faire plus proche: quelques kilomètres à peine!!!!
Un hasard troublant...

D'évidence nous allions nous rencontrer, ce n'était qu'une question de temps -et de confiance.
Partagée entre peurs et envies, je me souviens même avoir dit à une amie 'jamais ooooh non JAMAIS je ne rencontrerai cet homme!!!' ... qui voulais-je convaincre ainsi?


Nous ne nous étions jamais vu, nos visages n'étaient qu'un flou fantasmé, un prolongement de nos envies. Et puis, un jour, j'ai vu un homme derrière la baie vitrée de mon lieu de travail; il m'observait, un sourire discret accroché aux lèvres... Je l'ai vu comme on reconnait celui qui va compter dans une vie. Et il était là, il m'avait cherché, il m'avait trouvée, il m'attendait, et me proposait de m'emmener déjeuner en ville, le temps de ma pause. Je l'ai trouvé beau, élégant, charmeur, charmé... nous avons mangé [un lapin-chasseur!] l'un en face de l'autre, ma bouche mangeait, riait, parlait...et lui il m'observait, attentif, avide [hypnotisé?]

Vers la fin du repas, il a glissé sa main vers ma cuisse, lentement...déposant simplement ses doigts sur le tissu vert-caméléon de mon pantalon, juste en bordure de moi... Ma bouche s'était tordue de cette émotion 'plaisir-lutte-abandon'. Quelque chose d'unique. Juste un silence halluciné, et nos yeux entremêlés, déjà...


J'ai su alors que nous écririons un morceau de notre vie, ensembles,
aux bordures floues et vénéneuses d'un ailleurs mystérieux...



C'est ainsi que tout a commencé ...

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samedi 22 décembre 2007

Demain je luis dis!

loveOn ne sait jamais vraiment dire je t'aime, qui le sait vraiment? En tout cas pas moi... C'est la peur du vide, du 'peut-être jamais demain', qui laisse parfois venir en mots cette bouffée d'émotion qui fait vibrer l'âme, palpiter la chair, bondir le coeur. Dire je t'aime dans un élan c'est souvent plus facile, je peux alors éclater d'un rire cristallin, danser et gambader en faisant l'indien autour de lui pour terrasser l'étrange gêne qui s'empare de moi... Quelques mots sauvages à mes lèvres, qu'il vient braconner sans le savoir, n'imaginant peut-être pas caché juste là l'animal effarouché prêt à bondir hors du chaos intérieur pour se livrer nu et vrai ...

C'est probablement parce que j'ai peur que la nuit ne scelle mes lèvres sans prévenir, que l'envie de lui dire ces mots
[un peu trop galvaudés peut-être?] se fait plus pressante... Mes lèvres font une moue indécise... 'Pourquoi tu me regardes comme ça?' demande-t-il... Ma pudeur me fait taire le plus souvent. Mais c'est promis, demain je lui dis...



Stylo bic, papier canson déchiré pour l'occasion,
rouge à lèvres Lancôme 'Pense à moi',
et mes lèvres...pour Lui.

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mercredi 5 décembre 2007

La couleur du bonheur

Des lumières bleutées qui dégoulinent comme enroulées dans les branches des arbres en rangs, alignés bien sagement sur l'avenue, une fine bruine qui sent encore l'automne, un charivari d'automobiles et de quelques klaxons, des vitrines enluminées et festives...

Une ville la nuit.
Et l'aura de la Noël.

Il y a nous, main dans la main, parfois son bras autour de mes épaules, qui marchons, sans heures, libérés du temps... prompts à l'émerveillement. J'aime porter un regard neuf, un peu naïf parfois même sur ce qui m'entoure, transformant chaque chose en 'matière joyeuse'... Et puis là, comme une trouée de ciel bleu dans un amas de nuages, j'ai aperçu la couleur du bonheur, étrange équilibre entre la lucidité concernant l'évanescence de mon existence sur cette terre, et la conscience aiguë de cette Vie -si précieuse- qui pulse, farouche et fière, très fortement, en moi.

Une ville la nuit, avec lui...

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jeudi 29 novembre 2007

A deux c'est mieux [page 72]

A deux c'est mieux
[page 72]: et pour quelques $ de moins...

Aéroport JFK, dilapider vite vite les derniers $...

Lui: 'tu cherches quoi...?'
Elle: 'bin un mascara, redensifiant machin itou... pour avoir de beaux cils là!'
Lui: 'voui c'est vrai, j'en ai vu deux ce matin qui repoussaient, je les surveille même!'

Regards, rires...
Embarquement!

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jeudi 15 novembre 2007

Effluves de café ...

Le lit est défait, la couette à moitié rabattue sur le pied de lit, à moitié glissée à terre, laissant évaporer la chaleur résiduelle de nos deux corps qui étaient il y a encore peu, juste là endormis... L'image de nos silhouettes enlacées, entre tendresse et impudeur, s'efface sur la housse de drap, blanche constellée de pois multicolores, un motif un peu enfantin c'est vrai.

Je relance Pat Metheny sur mon Ipod, saisissant ma tasse, je m'aperçois qu'il reste du café au fond, pas n'importe quel café non, j'ai mes habitudes... Un mélange équilibré de café Illy [l'exigeance sinon rien!], à la bonne mouture pour ma cafetière italienne, oooh j'insiste, vous savez c'est celle qu'on visse avant de la poser sur la flamme, pour faire monter doucement le percolat sombre (sous peine de brûler les précieux arômes!!!), puis mmmh laisser chanter et crachotter la cafetière avant de l'apporter en prenant bien soin de ne pas se brûler, sur un petit plateau et deux tasses avec -et tssss pas de sucre bande de mécréants!- Inimitables effluves du matin... Et là je la vois, au fond de la tasse cette presque-tâche concentrique sur le point de sécher et de tâcher émail, un cercle pour y lire l'avenir: non pas dans le marc classiquement, mais dans la tâche, un genre de divination nouveau... Et puis tout autour, sur la petite table, il y a des myriades, des constellations* de miettes, de pains au chocolat, à cause de la croûte du dessus tellement friable, un peu grasse ... Un verre de jus de fruit encore plein, qu'il n'a pas bu ...

Il est déjà parti et je regarde un peu désoeuvrée les vestiges de notre petit déjeuner. Il est parti comme tant d'autres matins, pour revenir -certainement aussi- comme tant d'autres soirs, mais dans cette mélancolie matinale, j'ai le coeur serré à m'imaginer qu'il pourrait un jour de ne jamais revenir... J'ai tenté de trouver des réponses dans le fond de ma tasse, mais je n'ai rien vu, rien lu ...


Il n'existe aucunes certitudes...


*[notez la manière poétique de raconter le bordel infâme qu'on est capable de mettre en un temps records!]

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vendredi 12 octobre 2007

Promets-moi ...

Un peu en retard, nous avons réservé un restaurant de ramen, ces délicieuses nouilles épicées de l'île d'Hokkaïdo, alors on se hate en enfilant la rue Ste Anne, puis celle des Petits Champs, on se hate lorsque notre attention est retenue par une boutique, la dernière encore éclairée, la dernière encore ouverte...juste pour nous, c'est ce que je me dis tandis que je colle mon nez contre la vitrine pour mieux voir.

-Eh bien entrons si tu veux!
-Oh j'ose pas ... [sous-entendu que si j'entre je ne vais pas pouvoir m'empêcher d'acheter une ou deux petites merveilles...]
-Mais si, viens! [aaargghhh il l'aura voulu!!!]

Un peu plus tard, nous reprenons le fil de la rue vers nos bols de ramen brûlants, lui sa main sur mon épaule, et moi le regard brillant, heureuse de son cadeau dans le sac de papier bleu de la boutique qui vient d'éteindre ses lumières derrière nous, un cadeau pas comme les autres... parce que de tous ces objets taïwanais, chinois ou japonais, poteries, thés rares, ou petit mobilier, c'est le kaki de la prospérité qui l'a emporté... parce qu'il est un symbole de bonheur dans le monde chinois et qu'il raconte que "tout ira comme vous le désirez et tous vos voeux seront exaucés"... kaki2

Nous sommes un 5 septembre, et je m'imagine revenir ici l'année prochaine, à la même date, acheter un autre kaki, tel un pélerinage, un voeu anniversaire, oui c'est ça, je m'emballe pour l'idée, j'imagine des kaki partout chez moi, en file indienne sur les étagères, entre deux livres, dans les tiroirs, partout, nombreux, arrivés là une année après l'autre, parce que mon voeu aura été exaucé oui ...

-Dis? Promets moi qu'on reviendra chercher un kaki tous les ans à la même date ici hein?
Il me sourit doucement, bien sûr qu'on reviendra ...
-Dis? Promets moi que tu reviendras chercher un kaki tous les ans à la même date ici, hein, même si je ne suis plus là ... même si je meurs hein, toi tu continueras hein, promets le moi...


Ma voix n'est plus qu'un souffle,
et dans les grosses larmes qui coulent silencieusement,
il y a ces reflets orangés de mes kaki du bonheur dans lesquel il vient se perdre...


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vendredi 21 septembre 2007

Silhouette

porte
Je me souviens encore de ta silhouette qui traverse la vieille porte-cochère menant à ma roulotte, ta silhouette qui s'avance vers moi évitant la branche un peu basse du figuier dans la cour, puis de la lumière qui éclaire tes yeux et glisse sur ton visage qu'il m'émeuvait tant de retrouver à chaque fois comme si c'était la première...Notre rencontre était si folle, si belle et tellement improbable...


Je me disais que si je devais mourir demain,
ce serait heureuse de t'avoir rencontré...

Posté par stella cadente à 11:42 - Au nom de lui... - Commentaires [9] - Permalien [#]
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